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Taganga

01/01/2013 | Taganga colombia | 0 commentaire |

Taganga

     Après être descendu du bus à Baranquilla par erreur et avoir rattrapé en courant le tas de ferraille, nous arrivons tant bien que mal à Santa Marta par une chaude soirée. La destination, n'est pas vraiment cette ville, nous devions rejoindre des copains argentins et d'autres loulous connus de Toulouse à Taganga. Ce petit village à quelques cinq kilomètres au nord de la grande Santa Marta, est le fief de la « rumba » et des voyageurs au lourd sac-à-dos dans notre genre. C'est avec un mini bus que nous arpenterons les abruptes collines bordants la mer des caraïbes avant de redescendre vers le patelin qui est entouré de cactus immenses. Les touristes et étrangers l'ont compris, il y a de l'argent à faire ici, et les hôtels et campings tenus par des « Rolos » (de Bogotà), des argentins et des chiliens ne manquent pas. Dans cet ancien village de pêcheur, on trouve tout ce que l'on veut, il y a plus de restaurants et de bars que d'habitations. Les affaires y sont lucratives vous l'aurez compris, et l'authenticité d’antan n'est plus de la partie. Les petites rues du village sont en terre battue et ici on ne croise quasiment pas de voitures, on marche tranquillement au rythme des djembés et des flûtes qui sonnent en bord de mer. La corniche est noire de monde le soir tombé et les artisans y étendent leurs draps colorés au sol pour vendre le travail de la journée. Le parterre prend alors les multiples couleurs des bracelets , colliers et boucles d'oreilles parfaitement dispatchés aux pieds des chevelus vendeurs. La bonne humeur règne et on échange beaucoup. Toutes les nationalités sont ici représentées mais tout le monde fait l’effort de parler en espagnol, et c'est normal.

 

     Nous sillonnons le bord de mer afin de rencontrer nos copains qui sont dans les parages. Et nous ne mettrons pas plus de quinze minutes à trouver les lascars. Ornela et Coco (voir l'article Cali), nous emmènent dans un camping et nous prêtent même une tente pour que nous n'ayons pas à payer la location. Le petit hôtel où nous débarquons est très mignon et le patron nous reçoit très bien. Une cuisine est à notre disposition et des douches sont aussi en libre accès. Nous avons un petit emplacement dans le grand patio aux côtés d'autres argentins, espagnols, colombiens, chiliens, canadiens et autres. L'habitation de fortune sera vite mise sur pieds et nous repartons illico pour le centre. Nous faisons de suite connaissance des amis de notre couple et commençons à boire quelques fraîches et grandes bières. Nous parlons, refaisons le monde face à la mer encore sombre et surplombée par la nuit.

 

     La saison débute et déjà les ruelles sont pleines à craquées, piétinées de nombreuses tongs souvent usées et fondues par la soleil brûlant de la côte. De ce fait, il y a beaucoup d'animation dans l'avenue principale. Les nuits sont donc courtes car nous nous couchons tard et sommes réveillés tôt par le vent très violent qui secoue la toile de notre modeste chambre à couché. Le matin, c'est souvent un café et des fruits frais qui sustentent nos estomac acide et rabougris par l'alcool national chopiner la veille. C'est sur le bord de mer que tout le monde vient vadrouiller et profiter des rares ombres qu'offrent les arbres plantés sur la plage. Divers kiosques et épiceries se côtoient sur l'allée et profitent de l'affluence pour vendre des sandwichs, des jus de fruits, des menus et de l'alcool. Nous mangeons souvent sur le pouce mais de temps en temps faisons un arrêt plus sérieux sur une des nombreuses tables en terrasse pour déguster du poisson et le riz coco régional. Le prix des menus oscille entre 8000 et 10 000 pesos ( soit entre 3,80 et 5 euros...) pour une assiette de soupe, la grillade de poisson fraîchement péché et un jus, le tout à négocier bien entendu.

 

     La baie est très belle, formant un grand « U » bordée de cactus et d'épineux, elle est le refuge de moult petites embarcations de pêcheurs aux couleurs altérées par le sel marin. Les filets de pêche jonchent le sol et servent souvent d'assises aux fêtards noctambules (nous compris...). D'autres criques, où l'affluence est moins visible se trouvent au nord, à quelques minutes de marche et nous irons de temps en temps plonger et nager dans leurs eaux chaudes et calmes.

 

     Nous avons festoyer la nouvelle année sur la plage où tout le monde s'est rejoint afin de jouer de nombreux airs du monde entier. Tambours, accordéons, flûtes, guitares et bien d'autres instruments ce sont donnés rendez-vous pour accueillir 2013 dans une humeur très bonne enfant. Nous avons rît, chanter, danser durant des heures avec nos copains. La nuit fût très longue... et courte à la fois. Au petit matin, les musiciens de la veille, ne faisaient plus sonner leurs instruments de la même manière, la fatigue et l'alcool les avaient transformés en misérables saltimbanques de deuxième ordre. La nouvelle année est donc là et nous sommes toujours les mêmes, les vœux ont été exaucés (être heureux, au soleil et amoureux...) et en plus les copains arrivent.

 

     Les jours qui suivent, nous les passerons dans le Parc Tayrona, à quelques kilomètres de Taganga.

 

(P.S : La chronologie de cet article, veut que ce qu'il va se passer maintenant, s'est en réalité déroulé après le prochain article (Parc Tayrona). Cela pour facilité la rédaction de celui ci.)

 

     C'est le jour de notre retour, que Max et Léa, nos amis toulousains, nous rejoignent pour faire la fête de nouveau. Et quelle fête... Une grande soirée est prévu sur une plage privée à la sortie du village. Des dj's du monde entier sont attendus derrières les platines (« tourne-disque » les vieux...) pour faire danser la troupe d’hurluberlus que nous formons. Nous retrouvons donc les bons vieux sons techno que nous avons l'habitude d'écouter en France ! La musique est bonne, elle sort de vraies enceintes, et le lieu magique ne fait qu'émerveillé notre nuit. La décoration est de mise, spots et lasers se reflètent sur la végétation alentour et de grands filets de lycra flottent dans un vent déchaîné. Des performances en tout genre viennent ajouter un plus à la fiesta ! La nuit se poursuit jusqu'au petit matin au sons des basses qui résonnent dans toute la baie. Les fêtards auront de quoi sauter jusqu'à midi le lendemain. Nous avons passez une soirée géniale avec les copains qui n'ont pas regrettés d'avoir fait le détour.

 

     Nos amis argentins ayant mis le cap vers le Venezuela, nous décidons de mettre les voiles de même.Nous dormirons un peu dans l'après-midi, et déciderons de partir pour Bogotà (à 20 heures de bus...) le soir même car le temps pressent et le budget commence à être serré. Max et Léa, eux, partent pour Medellìn et nous rejoignent à Pasto dans les semaines qui suivent.

 

        Prochain épisode, le grand et magnifique Parc Tayrona !!!

 

A bientôt

 

T.M

 
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