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San Agustin

22/03/2013 | San Agustin Huila | 0 commentaire |

San Agustin

 

 

     Pour la semaine sainte, tout les colombiens sont en vacances et nous de même. Nous décidons de faire une virée à San Agustin, la dernière cité archéologique colombienne. Pour se rendre dans cette ville, nous choisissons de passer par Popayan au Nord plutôt que de prendre la route de montagne de Mocoa qui est très dangereuse. Nous roulons sur la Panaméricaine quelques heures et arrivons à Popayan que nous ne visiterons pas de suite car nous sommes pressés d'arriver à la campagne. Nous entamons alors notre redescente vers le Sud, et après cinq heures de trajet mouvementé, nous sommes abandonnés la nuit dans un carrefour. On peut entendre gronder un fleuve depuis l'endroit où nous attendons un autre transport.

 

      Nous sommes attendus par un 4X4 qui doit nous monter jusqu'à San Agustin juste un peu plus haut. Le couple est, par le plus grand des hasard, guide touristique et nous propose d'entrée des visites en Jeep ou à cheval. Nous sommes bien tentés de nous faire une balade à cheval et bien sur la phrase commerciale ne tarde pas, « c'est bien parce que c'est vous, je vous fais un prix, la moitié du prix normal m'ssieu dames »... Nous sommes surpris et en effet elle ne plaisante pas mais trouvons ça louche... Ils nous montent jusqu'en ville, nous montrent leur agence, et nous amènent dans l'hôtel d'un ami, à la sortie de la ville. Nous négocierons le prix de la chambre pour passer une seule nuit. Pour la balade à cheval, la guide nous demande une avance de dix mille pesos pour faire les réservations et tout... nous payons et partons nous installer. La chambre est simple, le lit un peu poussiéreux mais pour le prix on a du mal à se plaindre. Le lendemain, l'envie de grimper sur un cheval nous avez passée et avions plus envie de se faire la balade à pieds par nos propres moyens. Nous appelons l'agence et décommandons vite fait bien fait. Nous perdons dix mille pesos dans l'affaire, mais on se dit que nous en aurions gaspiller beaucoup plus avec l'agence.

 

      Nous quittons donc l'hôtel au petit matin à la recherche de deux personnes qui pourraient nous héberger à bas prix. En haut d'une page de notre carnet de route, une copine nous a généreusement noté l'adresse d'un français qui vit ici et loue des lits en dortoirs ou des chambres apparemment pas chères ainsi que l'adresse d'une mystérieuse dame. Arrivés chez François le français, nous sommes très bien accueillis mais les tarifs ne sont pas ceux attendus... Nous continuons donc notre chemin à travers la pampa pour se rendre chez Doña Bertà. Nous marchons et en demandant notre chemin, nous rencontrons un jeune du coin qui nous raconte pleins de choses étranges mais intéressantes. L'homme, nous explique que les stèles et sculptures ancestrales ne sont pas des vraies et que les originales ont été volées dans les années 50 !!! Il nous dit que son voisin, sculpte lui même les pierres entreposées dans le parc archéologique... Bref, il nous accompagne chez notre hôte car il la connaît bien. Bertà nous guide dans nos habitations, nous traversons un poulailler, une étable, des plants de café et arrivons près de petites cabanes très pittoresques. Après avoir essayer une bonne dizaine de clefs pour ouvrir la première porte, la chambre se dévoile... Une odeur de renfermé en sort, mais l'endroit paraît agréable pour dix mille pesos par nuit. La porte donne sur un grand champ et la forêt. Nous sommes en pleine nature, ce que nous voulions. Nous laissons la chambre ouverte et partons visiter le village.

 

      San Agustin est une petite ville sans vraiment beaucoup de charme mais la vie y est tranquille. Une petite place arborée et très agréable donne au centre ville un peu de charme. Touristes, artisans et habitants aiment à se prélasser près des statuettes qui décorent le lieu. Les habitants vivent presque tous du tourisme ce qui rend la balade en ville un peu étrange car tout le monde veut nous vendre ce qu'il a sous le manteau. Les paysans de la zone sont très pauvres et le simple fait de posséder une ou deux vaches est synonyme de richesse. Ils cultivent principalement la banane, la canne pour faire le délicieux « Guarapo » (jus de canne fermenté, alcoolisé ou non) et bien sur le café. Les alentours de la bourgade qui sont dessinés par les différentes plantations, ont un côté magique. Toute la palette de vert est déclinée, la campagne est très humide du fait que l'Amazonie n'est pas loin. On peut y voir une multitude de papillons, d'oiseaux et d'insectes en tout genre.

 

      Après un bon repas et une visite des quartiers coloniaux, nous passons la fin de journée dans nos appartements et décidons de partir à pieds le lendemain pour les sites archéologiques.

 

      Levés très tôt, nous voilà sur le départ. Bertà nous a concocté un petit déjeuner copieux pour nous préparer à la longue marche. Nous commençons à marcher et passons de site en site sans vraiment apprécier la beauté de chacuns car les sculptures sont scellées dans le béton et entreposées sous des toits en amiante flambants neufs... Toute cette infrastructure gâche complètement la magie de l'endroit et le contraste est très intriguant. En revanche la balade à travers les bananiers, les plantations de café et les petites fermes typiques nous réconcilie avec l'endroit. C'est vrai qu' après avoir vu les merveilles Péruviennes comme le Macchu Picchu ou Choquekirao, ce n'est pas n'importe quel site archéologique qui va nous en mettre pleins les yeux. En fait, on se rend compte que la ville fait beaucoup de zèle au sujet de celui-ci... Enfin, nous sommes quand même très heureux d'être dans cette région et émerveillés par la beauté des lieux.

 

      En rentrant de notre balade, nous regardons le match de qualification pour la coupe du monde dans un bar du coin... Colombie/Bolivie !!! Et la Colombie s'impose facilement 5 à 0 à Baranquilla. Ce match assure quasiment une place au premier tour de la compétition à notre pays d’accueil. Tous les habitants de la ville ravis de la victoire sortent les drapeaux et ils défilent en motos durant des heures pour fêter cet événement très spécial.

 

      Nous irons le jour d'après nous balader du côté de Isnos pour observer une cascade gigantesque. La balade, est magnifique à travers des pistes cabossées dans la forêt que nous arpentons en auto-stop. C'est en plusieurs étapes que nous arrivons à rejoindre ce charmant village. Posé au sommet d'une vertigineuse crête andine, Isnos dévoile un canyon très profond où coule un fleuve alimenté par les nombreux ruisseaux du coin. Ce sont des enfants qui nous guident jusqu'à la cascade qui crache de sa bouche des milliers de litres d'eau chaque seconde. De plus de 150 mètres de haut, elle est très impressionnante et redoutée des habitants. C'est la pluie qui nous fera rebrousser chemin en Jeep vers San Agustin.

 

      Nous partons le lendemain pour Neiva, la capitale du Huila en direction du désert de la Tatacoa.

 

Merci de nous lire, à bientôt.

 
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