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Plongée et découverte de Carthagène !!!

24/12/2012 | cartagena colombia | 1 commentaire |

Plongée et découverte de Carthagène !!!

 

     C'est par la mer que nous arrivons dans la grande et « belle » baie de Carthagène comme le disent les guides touristiques. Les côtes caribéennes alors bordées d'eaux chaudes et limpides, de cocotiers et de nature vierge, se transforment en un port horrible où les grattes-ciel se côtoient fièrement au bord d'une eau grisâtre. Nous pénétrons dans les anciennes murailles espagnoles et la ville se montre peu à peu. Elle à trois faces distinctes, la cité coloniale dont tout le monde parle, avec ses belles rues, sa vie nocturne et ses touristes. La zone « dortoir », où s'entassent les plus riches dans ces grands et blancs immeubles. Et, car ce n'est pas négligeable du tout, les banlieues... des bidons-villes très mal gérés qui abritent plus de la moitié de la population (originaire) dans des conditions extrêmes. Mais ça, personne ne vous en parlera et d'ailleurs, nous n'en saurons pas plus. L' UNESCO, la classe quand même au patrimoine mondial de l'humanité...

 

     La côte de Carthagène, qui est la plus septentrionale d'Amérique du Sud, dispose d'un climat très chaud et de peu de variations de température dans l'année. On n'y voit quasiment jamais la pluie et le vent marin vient de temps en temps flirter avec les fortes constructions de béton et de pierres. Si on l'appelle Carthagène des Indes, c'est tout simplement pour la différencier de Carthagène d'Espagne. La ville fût construite sur un ancien village amérindien abandonné du nom de Calamarì (Calamar en langue locale). Les colons lui ont attribué des dizaines de noms mais ce dernier lui va à ravir, un nom qui fait rêver... Il faut quand même savoir, que la cité est le pôle majeur du tourisme en Colombie... et vous savez comme on aime à se pavaner entourés d'autres touristes...La ville ne manque pas d'attrapes touristes et de discothèques aux allures Parisiennes où nous ne pouvons même pas nous payer une bonne bière. En effet, la ville est chère, très chère venant de Pasto...

 

     En ce qui concerne ses origines, elles sont très controversées, mais celle qui restera dans les livres d'histoire colombien est la suivante.

 

     C'est un dénommé Rodrigo de Bastidas qui découvre la baie en 1501 mais n'y prête pas attention pensant que ce n'était qu'un misérable golfe comme il avait pu en voir des centaines ! Et ce n'est que deux ans plus tard, que le nom de Carthagène apparaît par miracle dans un rapport rendu à la reine, je cite, « Isabelle la Catholique » (étrange nom n'est-ce pas... j'aurais fait un procès à mes parents si ils m'avaient attribué un nom pareil, bref...). Et à partir de cette date, commence la ruée vers l'or et l’émeraude, un siècle tragique et sanglant prend effet sur ces magnifiques côtes. Pedro Heredia, un riche madrilen refoulé, y construit un port et commence le « négoce » de l'or avec les populations locales. Il fonde Carthagène en 1533 et la ville connaît un essor incroyable grâce aux milliers de bateaux faisant des aller-retour chargés d'or et de pierres précieuses vers l'Espagne. C'était, à cette époque, une des villes la plus protégée au monde. Des murailles gigantesques, encore présentes, entourent la ville et sont surplombées de tours en pierres indestructibles. Mais, comme la cité était très convoitée, elle a été le théâtre de nombreuses tueries... Il faut lire l'histoire du très cocasse pirate Francis Drake, les récits de bataille de l'amiral Jean-Bernard Desjean ou encore celle d'Edward et son acolyte Vernòn pour en savoir plus!!! Vous pourrez, si vous lisez ces épopées, renifler l'odeur de la poudre à canon et des entrailles fraîchement mises au jour par les belligérants...

 

     Bref, voilà un peu d'histoire qui saura vous faire passer le temps...Il me faudrait des heures de récit pour vous dire tout de cette ville et de ses péripéties. Venons-en à 2013 qui approche !!!

 

      En descendant du ferry, nous devions rejoindre deux amis, Ervelyne et Helmer, pour y dormir et passer Noël. Nous avions rencontré cette française et ce costeño à Bogotà ( cf. « Planète Bogota »). Nous prenons un taxi qui nous amène directement chez eux où nous sommes accueillis comme des princes. Princes fatigués et bien salés... Nous discuterons de tout et de rien jusqu'à tard dans la nuit mais surtout de plongée, car nos hôtes sont d' aguerris moniteurs. Le lendemain, nous découvrirons un peu du centre et de ses battisses coloniales, ses places magnifiques et sa nuit animée. C'est avec nos hôtes, que nous assistons à un cour de Zumba (fitness) tenu sur une des placettes de la cité. La nuit fût bonne !!!

 

     Nous sommes le 24 décembre et la famille est loin... La compagnie des français nous rapproche un peu de notre belle terre et ils nous proposent en plus de festoyer en leur compagnie. Nous faisons donc les emplettes nécessaires à un Noël digne de ce nom.... Pinard, « pain », langoustes (2 euros l'unité...) et commençons la préparation de la Paëlla qui sera notre plat unique. Un festin que nous partagerons avec la famille d'Helmer. Suite à la fête, très sobre et simple, nous partons boire quelques coups en bord de plage jusqu'au petit matin... Le sort nous guidera vers une plage ou nous assisterons au lever de soleil et à la dure labeur des pêcheurs. Nous irons les aider à remonter les filets... Une demi-heure d'effort qui nous aura fait suer les nombreux verres d'eau (de vie) ingurgités pendant la nuit. Et c'est l'heure de mon « mais » (car il y en a toujours un)... Mais, le butin est piètre... nous sommes très étonnés de voir que seuls quelques maigres poissons ont été pris dans ce piège de plus de cent mètres de long. Nous remplirons un seau de dix litres seulement... Les travailleurs nous expliquent que les prises sont destinées à la pêche de poissons plus gros. Cela ne comblera pas notre désespoir. Nous allons dormir toute la matinée et la nuit suivante car le lendemain, c'était le jour « J » !!!

 

     Levés très tôt le matin, nous n'avions qu'une centaine de mètres à faire pour rejoindre l'école de plongée. On nous montre une petite vidéo sur les gestes courants de la plongée et les signes pour communiquer. Nous remplissons un papier de décharge et sautons dans un taxi pour le quai où les bateaux nous attendent. L'équipe est au complet et c'est Ervelyne notre guide, Helmer étant sur un autre bateau avec des plongeurs plus doués. Le bateau démarre et la pression commence à monter. Nous quittons enfin la baie sale de Carthagène, nous dirigeant vers un lagon bien plus charmant à une demi heure.

 

      Le bateau s'arrête près de la rive et après quelques explications, nous enfilons l'équipement !!! Bouteilles, gilets gonflables et poids autour de la taille, nous sommes prêts !!! Il n'y a que trois mètres de fond où nous sommes mais le stress est là. Nous nous jetons enfin dans cette eau turquoise et dégonflons les gilets afin de descendre sous l'eau... Le détendeur fonctionne... ouf.. je respire !!! Après quelques secondes de lutte avec la poussée d'Archimède, me voilà enfin à genoux côtoyant le fond, à deux ou trois mètres sous l'eau, aux côtés de mes trois compagnons, le moniteur, une jeune fille et Amélie ! Nous commençons une série d'exercices qui consistent à retirer le détendeur de la bouche et à reprendre la respiration ensuite, faire entrer de l'eau dans son masque et l'enlever et surtout à détourner les attaques de Grands Blancs qui rodent dans le coin... Nous passons les tests sans aucun problème et commençons une petite exploration, cela fait déjà dix minutes que nous ne sommes pas remonter à la surface... Nous nageons entre de très beaux récifs de coraux où se disputent des poissons multicolores, des étoiles de mer et des crustacés. La sensation est très forte, la visibilité est très bonne mais il est déjà temps de remonter ! Nous rejoignons la plage et attendons le second bateau. Nous grignotons un sandwich et buvons un peu d'eau douce pour repartir en canne !

 

      Une fois tout le monde à bord de l'embarcation, nous mettons le cap plus au large, à quelques encablures, pour visiter une épave... Nous sautons de nouveau dans une eau cette fois beaucoup plus foncée, d'un bleu étourdissant. La profondeur ne permet pas de voir le fond. Nous entamons une autre exploration, celle-ci nous mène à trente pieds (dix mètres environ), la pression est forte et m'oblige à remonter de temps en temps pour que mes tympans n'explosent pas... Je respire très vite et mon ordinateur m'indique qu'il ne me reste plus beaucoup d'air... Les autres plongeurs n'auront aucun mal à descendre plus bas... Nous continuons à observer toute cette faune merveilleuse, délicate et tranquille. La vie sous l'eau est incroyable, tout semble suivre le rythme du courant dans une harmonie fabuleuse. Les bancs de petits poissons curieux nous suivent et nous frôlent, les coraux se laissent caresser et le calme est impressionnant, troublant... L' espace, infini, dense et envoûtant, nous entoure et nous sommes comme minuscules au milieu de lui. Les couleurs sont magiques, « l'horizon » d'un bleu marine intense est inquiétant, une masse qui est transpercée par les chauds rayons de soleil, formants des lignes verticales en direction des profondeurs. Ces traînées blanches font ressortir les couleurs éblouissantes des coraux et viennent parfois frapper une de mes grosses bulles que mon détendeur laisse remonter. Le seul bruit que nous entendons est le sifflement constant de l'air que nous aspirons. Mais je dois refaire surface, car je n'est plus en stock de ce précieux gaz. C'est guidé par la coque du bateau que je palme en direction de la lumière. Je me dirige vers son ombre et entame ma remontée... tranquillement, pour ne pas perdre une seule seconde de ce moment magique. Une fois à la surface, le pilote m'aide à me hisser et c'est fini !!! Je n'aurai pas pu descendre jusqu'à la fameuse épave faute d'air ! L'autre partie de l'équipe restera quasiment quinze minutes de plus que moi sous l'eau (soit 45min au total!!!), tous étant plus connaisseurs et aguerris. Eux, aurons pus se balader autour du navire englouti par le grand bleu.

      C'était une expérience unique où les sensations, la beauté des lieux et des fonds se réunissent pour un moment de pur bonheur.

 

      Nous repartons, émerveillés par cet univers sous-marin que nous ne connaissions pas. Nous dormirons une nuit de plus aux côtés de nos hôtes et direction Santa Marta, plus au nord, notre prochain but !!!

 

                  A bientôt.

 

T.M

 
Note : 5.00 - 14 votes



Commentaires
  • par Colombia 16/03/2013 Alerter

    Cher lecteurs, pour les photos de la plongée, il faudra attendre un peu car nous n'avions pas d'appareil nous permettant de prendre des clichés sous marins. Nous promettons une mise à jour de l'album photo dans les prochains jour !!! A bientôt

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