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Aux allures de capitale européennes

19/02/2013 | Medellín | 1 commentaire |

Aux allures de capitale européennes

        En partant de Manizales, nous roulons environ six heures pour rejoindre le neveu de Jaime (précédemment évoqué dans « Un dimanche à Tumaco ») Mario, à Medellín. Le trajet, en petit taxi fût confortable et tranquille. La route est assez bonne et jolie. Longeant le fleuve Cauca, la zone est humide, la terre rouge et la végétation très dense.

 

         En entrant dans les banlieues de la ville, la grandeur de la métropole défile, des kilomètres entiers de manufactures et usines fumantes gisent le long de la Panaméricaine.

 

         La cité fût fondée en 1615 par un dénommé Don Francisco Herrera Campuzano. Au XVIIIéme siècle, ce sont des réfugiés Juifs espagnols et des Basques fuyant l'inquisition qui s'y installent et développent l'agriculture et l'élevage. En 1826, la ville de Santa Fé de Antioquia devient la capitale du département d'Antioquia. Medellín est toujours considérée comme la ville du sanglant cartel de Pablo Escobar, mais aujourd'hui, elle est paisible, dynamique et sûre. Elle se place même en tête des villes industrialisées de Colombie et donc elle est une ville prospère. Le Païsa (habitant de Medellín et de sa région) est fier de sa ville et en à fait une métropole à l'avant garde du progrès. La ville, à 1540m d'altitude environ, est construite sur trois vallées, un métro flambant neuf la traverse dans les sens « nord-sud » et « est-ouest » et un « métroclable » (téléférique), permet de rejoindre les deux autres vallées et les hauteurs de la ville.

 

         A notre arrivée dans le gigantesque terminal de bus de la ville, nous nous empressons de passer un coup de fil à Mario pour connaître son adresse. Il vient nous chercher, quelle classe !!! On dit dans toute la Colombie que les Païsas sont très serviables et là pour le coup, c'est une bonne première impression. Nous rencontrons donc notre hôte au pied de la gare routière, il nous fait monter dans un taxi, et le suivons, lui étant à cheval sur une belle moto. Nous roulons dans de grandes artères propres et larges, elles nous mènent alors dans un quartier où des immeubles titillent les nuages. Nous arrivons aux pieds de ces géants de béton et grimpons en ascenseur dans notre nid du jour. Un fort bel appartement se montre à nous et nous avons même une chambre « privée » !

 

            Le soir même, Mario nous amène dans le centre ville, et comme un guide aguerri, nous fait la visite des places et des parcs en nous contant un peu de lui. Nous passons sur la fameuse place du sculpteur et peintre Fernando Botero ou se figent ses potelées sculptures. Le temps de quelques photos et la nuit été tombée. Nous nous dirigeons alors dans ce marché que les habitants de la ville appellent « El Hueco » (le trou). Ce nom, car il y a des centaines d'entrées et de sorties qui permettent de déambuler et de le traverser. Cette fourmilière est une mine, on y trouve de tout, du poulet frit, en passant par des paires de chaussettes, des arepas, des bijoux, des jouets ou encore des téléphones ou des télés. Le marché est ouvert du matin très tôt, au soir très tard. La concurrence n'existe pas, on racole, cri, chante, ri et fait des affaires. La balade est mouvementée mais très typique, c'est un endroit assez anodin au milieu d'une ville très développée comme Medellín... la Colombie garde apparemment son folklore... Après ce bain de foule, nous partons pour les bords du fleuve. La ville est connue dans le monde entier pour ces éclairages de fin d'année. Et en effet, la grandeur et la beauté des décorations est époustouflante. Le thème de l'année, ce sont les régions de Colombie... En suivant le fleuve, lui même déguisé pour l'heure de longues guirlandes vertes, nous visitons des kiosques illuminés de milles couleurs, représentants chaque région. La promenade est magnifique, les badauds souriants et, les enfants enchantés, jouent en se foutant pas mal du regard oblique des deux Occitans. On remarque alors la curiosité de certains, qui veulent des photos avec les deux blancs, mais tout ça, dans le respect le plus total. Après plusieurs brèves discussions avec les gens du pays, nous suivons notre chemin jusqu'au « Parque de las luzes », une place très lumineuse disposant en son centre de grands tubes de lumière, et « el Parque de los pies descalzos », un endroit très familial où les gens viennent flâner et se reposer. Après un repas sur le pouce, nous rentrons à la maison les yeux pleins de couleurs et de bonheur. La nuit fût bonne. Au petit matin, après un petit déjeuner copieux, nous partons en amoureux visiter un peu mieux la ville. El pueblito Païsa est un attrape touriste où nous avons mis les pieds comme des bleus. Ce quartier des hauteurs, est une représentation de la ville à l'époque coloniale où des mannequins de cire vieux et inertes gisent dans de fausses maisons coloniales décorées avec « goût ». De vielles machines à écrire et de fausses casseroles décorent les différentes pièces des maisons et d'une chapelle horrible... Bref, nous décampons assez vite étant donné la visite un peu foireuse. Le soleil étant avec nous, nous décidons de faire un tour de téléférique. Nous montons dans le métro pour rejoindre la station du téléférique. Le métro et ses stations sont neufs et très confortables et feraient rougir de honte les services de transports en commun Européens. Les lignes et les plans du réseau sont très bien pensés et ce moyen de transport permet aux voyageurs de traverser la métropole en moins d'une heure. Le téléférique survole alors les quartiers défavorisés de la ville durant une vingtaine de minutes. La pauvreté des quartiers extérieurs de la cité est incroyable, le contraste est impressionnant. Les « maisons » sont faites de taules, de morceaux de bois et meurent dans des tas de détritus horribles. Nous décidons donc de redescendre et de laisser derrière nous ces bidons villes, le cœur un peu retourné...

 

            Le soir, nous participons à une « Novena », un rituel chrétien, qui consiste à se retrouver en famille pendant les neuf jours précédant Noël, pour prier. Nous étions un peu septiques avant de rencontrer la famille à Mario qui nous a accueilli comme les enfants de la famille. Nous chantons, tapons dans les mains comme des gosses durant plus d'une heure. On nous à même servis une bière et des petits sandwichs pour faire passer la fringale de notre journée de marche et de visite. La famille nous à remercié d'avoir partagé ce moment intime et nous étions au final nous aussi très heureux d'avoir participé à ce moment familial. On c'est de suite rendu compte que ces « Païsas » étaient vraiment géniaux...

 

           De retour au bercail, nous préparons un repas à notre hôte pour le remercier de son accueil et passer un dernier moment avec lui. Le matin très tôt, nous décidons de rejoindre enfin la côte Caraïbe et donc nous mettons le cap sur Sincelejo, un ville plus au Nord, à quelques pas des plages paradisiaques de l' Atlantique...

 

Pour en savoir plus sur Fernando Botero :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernando_Botero

 

 

http://www.boumbang.com/fernando-botero/

 

 

A bientôt pour du soleil, des plages de sable blanc et des cocotiers...

 

T.M

 

 
Note : 5.00 - 49 votes



Commentaires
  • par jajafer 21/02/2013 Alerter

    Médélin comme on ne l'imaginait vraiment pas !Ton récit Tibo da ganas de s'envoler pour cette belle ville à la pourtant glauque réputation....malgré les splendides Botero. Et que dire de vos textes précédents....tout simplement supers. On lit avec passion et au fil du temps votre beau carnet de voyage détaillé. Les photos sont magnifiques. Bravo ! Bref...On espère la suite très vite. Affectueuses bises à tous les deux.

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